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Boubouline vs Gaspard, yon rezime de zen an

  Boubouline vs Gaspard, yon rezime de zen an Banj medya vini ak yon aktivite ‘’pop the ballon’’. E Haititchala te pote k è k pwen esyansy è l depi premye ‘’show’’ la pou ou. Se nan optic sa plizy è ‘’pop the ballon’’ f è t, e rezilta yo te souvan aplodi pa piblik la, men sa konn rive tou ke piblik la, gen k è k ti pwoblem ak patisipan e menm montre sa nan komant è yo f è sou rezo sosyal yo. Koup, ki enterese tout moun nan pa l ò t ke, Boubouline ak Cappuchino. Si gen relasyon ki bati an bl ò k ki kraze, ebyen relasyon sa ki bati avek blad la te bay yon l ò t imaj. Koup la komanse nan f è manje ansanm, Banj medya ede koup la pataje k è k bon bagay yap trav è se ansanm ak nou, koup la tap navige sou lalin jan moun yo konn di a. Nan langaj granmoun yo, si f è w è pa dire, ebyen poste relasyon sou rezo yo pi mal. Ti kras pa ti kras la, koup la komanse retire imaj ke se yon koup kap tande mizik ansanm, kap f è manje ansanm, kap bay ti fl è an piblik, kap menm bay l ò t j è n...

Fake News : Arrêtes de te faire piéger!!! (partie 1)



Fake News : Arrêtes de te faire piéger!!! 

(partie 1)


Pourquoi crois-tu aux ‘’fake news’’ et comment les identifier ?

Imagines un instant, un soir, alors même que ta mère s’inquiète de ne pas encore te voir rentré, un message arrive sur son téléphone. ‘’Atansyon gwo tire sou wout 9, yon jèn 26 an k ap sot lekòl mouri’’. Problème; tu as 26 ans, tu reviens de l’école, tu devais passer par la route 9 et ta mère est cardiaque. Le message qu’elle a reçu était heureusement faux mais a eu le temps de créer un vent de panique dans un pays au climat sécuritaire déjà faible. Une quinzaine de minutes plus tard, tu arrives chez toi…et ta mère est là, étendue sur le sol…
Temps de lecture : 7 mns.
As-tu déjà fait face à une ‘’fake news’’ ? Tirs nourris au centre-ville? Cheveux dans la bible ? 100 Go d’internet à recevoir gratuitement? Tu en as certainement fait l’expérience. Certains sont amusants, ou grotesques, mais d’autres sont tout bonnement malveillants, dangereux et ont des conséquences néfastes. Nous devons les combattre.
Fatigué de te faire piéger? Cet article t’y aidera. Elle t’aidera à comprendre pourquoi tu crois aux ‘’fake news’’ et comment les identifier. Il sera donc décliné en deux parties. La première partie traitera du pourquoi et la seconde, du comment. Je le sais, tu es sûrement très intelligent et peut être que tu n’es jamais tombé dans le panneau d’une fausse information. Cependant, penses aux gens les plus vulnérables que toi, les gens les moins instruits ou encore ton adorable mamie que tu aimes tant. Si tu ne te sens pas concerné, passes gentiment ton chemin et retournes à tes occupations et à ta journée chargée. Si le sujet t’interpelle, accordes-toi ces 7 minutes pour le parcourir et partages le lien avec tes proches. Je te souhaite déjà une bonne lecture.
Partie 1


"Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu'ils ont été dupés"
Mark Twain


Avec l'augmentation des cas de coronavirus, de nombreux soi-disant messages d'information circulent sur les applications de messagerie. Ce sont toujours des conseils qui viennent d'un médecin, d'une amie qui a travaillé dans un hôpital auprès de patients atteints de Covid-19 ou encore, de chercheurs issus des groupes de travail sur les remèdes au nouveau coronavirus. Mais la plupart du temps, ces messages, transmis massivement sur WhatsApp sont truffés de fausses informations. On les retrouve aussi massivement partagés sur Facebook ou Twitter, souvent copiés-collés et partagés des centaines de fois. Pourtant, ils sont bourrés de sottises, faciles à faire taire avec quelques recherches. Alors pourquoi sont-ils tant partagés ? et pourquoi certains y croient ?


Comment nous prennent-ils au piège ?
L’économie comportementale nous propose diverses réponses. Comme décrit par le psychologue Daniel Kahneman (lauréat du prix Nobel en économie en 2002), la tendance humaine est d'utiliser par défaut un mode de pensée intuitif, rapide et automatique, et de ne recourir à une pensée analytique que dans les cas où la pensée intuitive s'avère insuffisante. L’exemple le plus évident : la plupart des gens ne finiront pas de lire cet article. Ce fonctionnement permet d'économiser temps et énergie dans le quotidien, mais rend plus susceptible de tirer des conclusions inexactes, par exemple en choisissant de croire à de fausses nouvelles.


1-L’argument d'autorité et la preuve sociale.
Image 1
D ans son best-seller Persuasion, Robert Cialdini nous présente ces 2 principes accompagnés de 4 autres (la réciprocité, la rareté, l’appréciation, la cohérence) qui sont des outils destinés à influencer l’être humain. La plupart des fausses nouvelles utilise un argument d'autorité comme celui de l'image 1 (Unicef): Sur les messages reçus sur le COVID-19, tous ont une source différente mais présentée comme fiable (et souvent proche de l'expéditeur... mais quel expéditeur ?) : "Le Dr xxx- nomcompliqué-xxx a donné une conférence ... " "Message d'un Etudiant en agronomie que je connais (...)""Information d'un chercheur collaborant avec l’Université xxx-granderenommée-xxx (...)" Si le début du texte change à chaque fois, on retrouve des formules quasi-identiques pour jouer ce tour au cerveau : Si une autorité compétente le dit, alors c’est sûrement vrai.

De même, la preuve sociale joue un rôle important. Plus les gens partagent un message, plus on pense que c’est vrai. Ceci est d’autant plus important si les personnes en question sont nos proches. Durant la vague de kidnapping qui a secoué le pays, un message circulait stipulant que le très connu économiste Etzer Emile avait été kidnappé. Beaucoup sont ceux qui ont posté l’image juste parce qu’ils ont vu un de leurs proches faire de même, en supposant simplement, que si mon ami le met sur son statut, cela est probablement vrai. Néanmoins, ce n'est pas parce que la majorité croit en quelque chose que c'est vrai.
2- Le biais de confirmation
Le biais de confirmation fait référence à la préférence accordée aux informations qui confirment nos croyances. Nous sommes plus susceptibles de croire aux fausses nouvelles si nous sommes d'accord avec ce qui est dit et, à l'inverse, plus sceptiques envers les nouvelles contraires à celles-ci. Un exemple parlant est une vidéo massivement partagés au lendemain d’un message à la nation du président Russe. La vidéo, où Poutine parle Russe (langue inconnue de la plupart des gens) contient des sous-titres espagnol (troisième langue la plus parlée dans le monde) et est accompagné d’un texte en français où il semble accuser les puissants de ce monde de l’Amérique et l’Europe de vouloir réduire la population par le Coronavirus. Bien que hautement improbable (pourquoi la Russie, une des puissances de ce monde serait contre une décision pareille jusqu’à la dénoncer publiquement ?) la fausse information a été grandement partagé et a alimenté de nombreux débats. Poutine ne parlait aucunement de réduction de population dans sa vidéo. La théorie conspirationniste de la réduction de la population étant déjà établie depuis de nombreuses décennies, il a donc été facile de la relayer car elle confirme la croyance de beaucoup.

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3-Biais du raccourci et biais de disponibilité
Évaluer la crédibilité d'une source de nouvelles consiste notamment à évaluer les sources des allégations, à rechercher des preuves (plutôt que des opinions, des anecdotes ou des croyances), à chercher des confirmations dans d'autres médias et à évaluer les références de l'auteur, de l'éditeur et/ou du site Web.
Si un sujet n'est pas important pour une perso nne, elle est moins susceptible de consacrer du temps et des efforts à faire cette évaluation, ce qui la rendra plus susceptible de croire des fausses nouvelles sur ce sujet.
Même si un sujet est important pour une personne et qu'elle a la capacité d'évaluer la crédibilité, l'abondance d'informations et le manque de temps peuvent la rendre vulnérable. Elle se fie donc aux informations immédiatement disponibles.
Image 2
Figure 2
Nous faisons donc rapidement défiler les fils d'actualités ou les résultats de recherche. Afin d'attirer le clic dans ce contexte, les titres sont souvent biaisés afin d'être sensationnalistes. Le lecteur pressé qui ne lit que les titres, pourra croire ces informations biaisées. D’ailleurs, très souvent les fausses nouvelles sont noyés sous des amas de vérité afin de les rendre plus plausibles. Dans l'image 2, le lien de partage d’un article du Nouvelliste a tout bonnement été modifier pour y inclure de fausses informations. En effet beaucoup de gens l’ont rapidement partagé, sans (bien évidemment) se donner la peine d’en lire le contenu pour découvrir que l’article est en réalité bien différent de ce que le lien de partage disait.

4-Les émotions ciblées
Une caractéristique de la désinformation est souvent de faire appel aux émotions telles que la peur ou la colère ou encore le rire plutôt qu'à la logique, ce qui favorise un traitement intuitif de l'information plutôt que le raisonnement critique et réfléchi. Comme l’a montré Ryan Holiday dans Trust me i am lying, si un sujet nous dérange ou nous fait peur, nous sommes plus enclin à rapidement le partager sans en vérifier la source. C’est une technique souvent appliqué dans la presse à scandale ou par les stars eux-mêmes et même les grandes marques. Supposons qu’un message nous annonce qu’il y a des tirs nourris au carrefour de la Renaissance. On aura tendance à rapidement partager ce message en se disant que, si c’est vrai on vient d’aider de nombreuses personnes, si c’est faux on a certainement fait aucun mal.
La tendance à croire aux fausses informations ne fait pas de nous des imbéciles. C’est plutôt la preuve que les individus ne sont effectivement pas rationnels. Les biais cognitifs auxquels nous sommes sujets, ne sont pas toujours là pour nous rendre plus faible. Ils sont utilisés de diverses manières, pour nous rendre meilleur ou nous aider à prendre de meilleures décisions. Richard Thaler (prix Nobel d’économie 2017) à montrer dans Nudge par exemple comment ces bizarreries et ces incohérences peuvent être utilisées pour avoir de meilleures politiques publiques. Il est cependant impératif de combattre la propagation des fausses nouvelles et des effets néfastes qu’ils peuvent causer. La première partie de cet article ne fait que nous mettre sur la bonne voie du combat. En comprenant d’où nous viens la tendance à croire, on réfléchira donc à deux fois la prochaine fois qu’un message nous dira que Giant Market nous offre un coupon gratuit de 5000 gourdes.
Pour en finir, l’heure est venue de vous avouer que j’ai triché (juste un peu). La citation du début n’est pas de Samuel Langhorne Clemens dont le nom de plume est Mark Twain. Il lui est effectivement attribué, et en tapant sur internet, nombreux sont les sites internet qui lui en attribuent la paternité sans (bien sûr) en citer la source. Ne vous inquiétez pas, je vous laisse avec un extrait qui cette fois vient effectivement du célèbre auteur de l’excellent roman ‘’Les aventures de Tom Sawyer’’.
« … Comme il est facile de faire croire aux gens un mensonge et combien il est difficile de défaire ce travail à nouveau! » - Dictée autobiographique, 2 décembre 1906. Publié dans Autobiography of Mark Twain, Volume 2 (University of California Press, 2013)
Auteur : Patrice Kanndèl Edouard.

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